mercredi 11 mars 2009

Le 03 Mars : RETOUR A OLGII

Une belle journée, nous quittons Ulaanrhus après avoir remercié tout le monde. Après une heure et demi de piste, nous arrivons à la grande ville encore endormie dans un nuage de pollution. Notre programme est bien chargé : visite à l'atelier de lunettes, à l'hôpital d'Olgii, et dans différentes familles. 


L'atelier de lunettes est ouvert. Nous entrons et regardons les installations. Personne ne travaillait lors de notre visite, mais tout était bien rangé. Curieusement aucun logo de Actions Mongolie n'était visible, dommage. 


Nous avons été à l'hôpital, dans le service d'analyses médicales pour voir les divers types de matériel. Nous rencontrons quelques vieilles connaissances dans les couloirs. 
L'après midi, rendez vous avec la responsable du Ministère de la Santé de Bayan Olgii. Une heure de discussion, pour expliquer notre travail et parler de nos prochaines actions. 
Puis retour en ville pour quelques consultations dans les familles. 
Une journée bien remplie avec l'agréable rencontre de Sandrine avec laquelle nous avons mangé chez le Turc, un grand moment partagé avec Louis. Repas les pieds sous la table avec Pied sur Terre, très sympa ..... 

Le 02 Mars 2009 : LUNDI à ULAANHUS




       €€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€


De nombreux nomades viennent des montagnes, pour se rendre à la ville, ce lundi matin. Le froid ne les arrête pas. Rien ne semble avoir évolué depuis très longtemps. C'est avec une immanquable tranquillité, lenteur et calme que la vie continue. Certains sont aux affaires, les autres au parking et attendent. La rue principale est remplie de petits groupes d'hommes et montures, et les échanges commencent. 
Tout à coup, nous croisons Maxium, une connaissance de 2008. Il est très pressé, et semble avoir un peu vieilli. La dureté de la vie use beaucoup les hommes  ...... 


A l'hôpital, comme tous les débuts de semaine, une effervescence particulière envahit les couloirs. Les consultations commencent. Beaucoup de douleurs du foie, des reins, du coeur, ....Il y a toujours de nombreuses pathologies infectieuses d'origine respiratoire, surtout chez les enfants. Mais d'autres souffrances plus discrètes se présentent. Des troubles psychiatriques nommés "Oligophrènes" sont assez fréquents dans cette région. Il s'agit d'un grand nombres de pathologies toutes mélangées qui donnent des troubles de la personnalité très divers associant la non adaptation sociale, les troubles du comportement, et toutes les formes de débilités qui peuvent exister. Chaque fois la famille est dans l'impossibilité d'assurer la prise en charge de cet enfant qui est complètement à sa charge. 
Les accouchements difficiles laissent des séquelles importantes. L'hiver, les pathologies chroniques et évolutives emportent de nombreux patients trop fragile pour arriver au printemps suivant. C'est la sélection naturelle tout simplement. 


Dans l'après midi, nous abordons des sujets médicaux qui préoccupent Nurbek et Jarnalgul ( jeunes stagiaires en médecine).: migraines, traumatismes, intoxications, .... Les tentatives de suicide sont fréquentes et en augmentation, surtout chez les femmes. Ces populations nomades sont elles aussi soumises à des souffrances psychologiques intenses et cachées.  Le royaume du Stress n'appartient pas qu'à nos pays développés et notre monde de citadin. 

mardi 10 mars 2009

le 01 Mars 09 : à l'hôpital de Ulaanrhus

 Intéret d'une aide matérielle équilibrée et expliquée
Montage du matériel médical avec des explications pour l'utilisation. La place de chaque élément sera définie dans les différentes pièces de soins. 
A la visite des chambres, nous allons faire l'examen et l'observation des nouveaux patients. Il y avait une laryngite stridulante  chez une enfant de 3 ans et une douleur abdominale chez un enfant de 13 ans. Ce fut l'occasion de parler de  la biologie, ce qui sera le prochain projet de mission pour Actions Mongolie. Aujourd'hui sur le plan paraclinique on peut proposer : une échographie et une détermination de leucocytes (globules blancs) grâce à un microscope. D'autres estimations de biologie élémentaire peuvent être faites, dans cette hôpital, qui est l'équivalent d'un hôpital départemental à l'échelle de notre pays. 
Une grande discussion avec le Dr Moktar  à propos des statistiques et l'évolution des pathologies avec les divers problèmes du Sum. Des projets locaux prioritaires ont pu être dégagés.

 Trouver une gynécologue  et un pédiatre serait parfait, qu'ils soient français(e)s ou mongol(e). 

Le 28 Février 09 : QUELQUES REALITES QUOTIDIENNES

Les communications dans beaucoup d'endroits sont très précaires. Il faut se déplacer pour porter l'information en moto ou à cheval. 
La veille de notre arrivée un camion s'est retourné lors d'un déménagement de camps. De nombreuses heures ont été nécessaires pour faire aboutir la demande d'aide d'urgence, résultat à l'arrivée du médecin : trois morts dont un enfant de 3 ans et des indemnes .....
Pas de téléphone, ni portable ni fixe, ni satellite à ce jour. 

Les transports restent une des difficultés majeures de cette région. Le seul véhicule qui résiste à la dureté des pistes, du climat et des hommes est cette jeep Uwaz chassis court. Elle est conduite par des mains d'expert et arrive toujours.
 Celle de l'hôpital de Ulaanrhus fait 35 000 km par an en moyenne, peut être changée tous les cinq ans ou équivalent de 200 000 km. Cela fait un budget de 15 000 Euro.  C'est l'élément le plus important pour ces habitants de la steppe. 


Pistes ou pas de pistes, il faut aller vers les malades. En hiver on peut se payer le luxe de marcher sur l'eau, et de gagner beaucoup de temps ou de s'enliser et de sortir la pelle.......

 Rouler sur l'eau

27 Février 09, La JOURNEE au 6 ème BAG

 Vers le LAC DAYAN et la Chaine des monts MÖST vers la Chine.
Départ à 06 H 00 pour le bag le plus éloigné du Sum. Mais notre journée commence par une visite d'urgence à un ouvrier du pont qui lors d'une chute sur la glace a perdu connaissance. Puis nous partons vers l'ouest en direction de la frontière chinoise par une difficile piste de montagne pour le bag n: 6. 
Nous allons faire plus de 350 km de terrain difficile, traverser des lacs gelés, et rencontrer des familles nomades. Ces dernières viennent de quitter le camp d'hiver car les bêtes n'ont plus de fourrage ni d'eau. Beaucoup vont mourir de faim et de soif  lors de cette transhumance avant d'arriver à l'ouest. On parle d'un nouveau "zuz" pour cette année. Effectivement la piste est jonchées de cadavres de bétail sur de nombreux kilomètres. 
L'accueil des familles au médecin responsable de la région est très important. 
Dans cette région, vivent 1800 personnes. 
L'hospitalité est sans limite. Partout la même générosité, nous partageons un repas, puis nous donnons des consultations médicales. Plus de 23 consultations pour les familles qui habitent cette région particulièrement éloignée où la population est très clairsemée. 
Quelques images vidéo vont bientôt venir vous faire partager des minutes d'une particulière émotion. 
Le retour s'est fait dans une quiétude parfaite. Le froid limitait tous gestes inutiles. La maîtrise de notre collègue médecin chauffeur a été parfaite.  
Arrivée vers 23 heures chez Moktar, sa femme Lena nous avait préparé le repas. 

Ce fut une journée très importante par son intensité à tout instant, son humanisme, et la beauté de son environnement. Une très grande leçon à méditer pour mieux comprendre notre action humanitaire et l'adapter à la réalité de la vie des nomades.

le 26 Février 09 , le MATERIEL et un NOUVEAU PONT


Tout a commencé par le déballage du matériel médical apporté à l'hôpital du Dr Moktar en présence du député du Sum de Ulaanrhus, qui était hospitalisé et qui a été prévenu de notre arrivée. Un choix de matériel très pratique et divers qui va avoir une utilisation immédiate. 
Nous retrouvions le jeune médecin Nurback, le médecin des statistiques, le Dr Moktar, Louis et Erkgul. 
Pour tester le bon fonctionnement des appareils, Louis a été immédiatement volontaire. 

L'apport de matériel a immédiatement provoqué une demande de formation pour améliorer son utilisation. Lors de notre retour à Olguii cela a été argumenté devant la responsable du ministere de la Santé Mongole. Une histoire à suivre ...... 

Pourquoi construire un pont en plein hiver ? C'est très simple, on peut marcher sur l'eau et construire les piles du pont sans problème. Avec un marteau piqueur, il suffit de creuser la glace et de mouler les fondations. 


L'hiver, malgré ses difficultés et rigueurs n'arrête en rien les activités. Il suffit de s'adapter. 

Retour en arrière : au 25 Février 09

Les Bouzz du Nouvel AN Mongol , début de l'année du Boeuf. 
Nous quittons le Dream Hotel à 05 heures 30, il faut - 30 degré C°, la voiture marche bien , et il n'y a pas de circulation dans les rues de U B . Cette journée du Nouvel An lunaire , le Tsagaan Sar, très peu de monde dans les rues, la fête n'est pas finie et va durer au moins trois jours.
Nous prenons  notre amie Erkegul interprète qui vient à Bayan Olgii, au pied de son domicile.  Le froid et la pollution écrasent la ville. 
Notre avion décolle à 07 H 00 précise pour plus de trois heures de vol, soit 1600 km vers l'ouest. Nous avons un Saab 340, neuf de  la compagnie Eznis. 

La Mongolie est endormie dans une gangue de neige et de glace. Paysages blancs sur tout le trajet. 


A l'arrivée, le soleil a déjà réchauffé l'atmosphère : - 23 C° pas de vent. De très bonnes conditions. Notre ami le Dr Muktar est présent et charge dans sa jeep UVAZ le matériel pour l'hôpital de Ulaanrhus. Nous commençons par faire du ravitaillement à Olgii et déjà quelques consultations dans la famille de Erkegul et de Erjane. 
Puis nous partons pour le Sum de Ulaanrhus. 

RETOUR A LA MAISON

                                            

            Nous voici de retour dans le Chablais après une aventure d'une très grande richesse. Retrouvant notre belle région, tout de suite nous apprécions la qualité de vie qu'elle nous offre, et la richesse de l'amitié de nos ami(e)s de Mongolie. Un très grand merci à eux et nous reviendrons les voir. 
Dès notre arrivée et en ouvrant le journal "Le Monde", à C D G,  nous découvrons avec Louis des articles qui nous donnent un sentiment de révolte: 

"Les 16-25 ans, génération qui a perdu foi en l'avenir: Toutes les enquêtes montrent que la jeunesse française va mal, dit Mr Olivier Galland sociologue, Les jeunes Français sont les plus pessimistes de tous les Européens. Ils n'ont confiance ni dans les autres, ni dans la société. Ils apparaissent repliés sur leur classe d'âge et fatalistes. Pour une société, surtout en période de crise, c'est un handicap énorme. " 

Mr Craig Barrett président de Intel écrit " les politiques préfèrent construire un pont, une route, plutôt que de financer un projet de recherche" et " il faut regarder devant nous, pas dans le rétroviseur."

 Nous allons vous donner toutes les informations sur notre voyage que nous n'avons pas pu vous communiquer en temps réel pour des raisons techniques. 


lundi 9 mars 2009

A TIRE D'AILES avec le A 320

  Comme les aigles .........
Nous voici à Moscou 10 H 45 local, vol sans problème, landing dans la tempête de neige, mais un A 320 avec les chaînes on se pose . .....
Donc nous approchons de l'écurie, et pluson approche, plus nous sentons que notre voyage hivernal a été une réussite: une équipe de choc Kazakh et Mongole, présente à tout moment, disponibilité parfaite. Mais en Mongolie, il ne faut jamais faire de programme, car on arrive toujours à tout faire,  de toute façon. 
D'autres aventures sont devant nous. 
Lors des 6 h 35 de vol, nous avons appris à savourer ces lénifiantes minutes en partageant le"chicken / fish" d'Aéroflot. Nous avons commencé à ranger nos idées sur le papier et le Mac pour que le "compte rendu" de ce surprenant voyage  soit le plus rapidement fait. 


Nous avions encore les effluves du repas offert par nos amis Jack.. et Chimbu au restaurant SAKURA du Kemp Inski Hotel Khan Palace. Un repas japonais qui était une véritable symphonie du goût, de saveur, de sensation et de délice gastronomique ainsi qu'une inspiration picturale où Picasso aurait trouvé matière à composer.