dimanche 13 septembre 2009

Un autre blog pour quelques temps




Au large



Plus de pages de blog pour le moment, à cause d'une augmentation d'activité importante qui n'ont pas permise une édition régulière. 
Mais vous pouvez vous rendre sur un autre blog qui vient de s'ouvrir et vous allez comprendre tout cela. 

http://secoursmongols.blogspot.com

Cela sera aussi Vivre dans le Chablais par certains moments. 

A bientôt  sur ce blog. 

dimanche 26 juillet 2009

Comment ZAPPER un dimanche d'été




Sommes nous tous des gens du voyage ? 

Nous déménageons , ou nous voyageons d'un endroit à un autre, dont aucun n'est vraiment notre maison. De plus en plus nous n'avons plus besoin de sortir  pour voyager: nous pouvons foncer, ou filer à travers la toile, nous emparer sur l'écran de messages issus de l'autre face du globe et les mélanger à notre guise. Une télécommande nous permet de zapper d'une chaîne à l'autre, passant d'un endroit à l'autre à une vitesse dont sont incapable les avions supersoniques, mais sans jamais rester assez longtemps pour être autre chose que de simple visiteurs, pour parvenir à se sentir chez soi. Nous sommes tous des nomades qui ne se perdent jamais de vue.
Depuis que le stationnement est payant au Port de Rive , il n'y a jamais eu autant de monde pour se baigner  un jour ou le drapeau est rouge. 



Et oui, ils vont tous au Lac. 

Pour forcer leur chemin, lors d'un beau dimanche ce 26 juillet 2009, à travers le maquis de la compétitivité aquatique de France, milieu dense et sombre, désordonné et "déréglementé" à cause de combinaisons non réglementaires, et pour attirer l'attention du public, tout ce monde doit susciter le désir, et, pour ce faire, ils doivent séduire et se surpasser en ce les gelant. 
Nous sommes en pleine mondialisation, celle qui entraîne les "économies " vers des structures de production de l'éphémère, du volatil, et du précaire. 



Vous croyez avoir tout vu ? Vous n'avez encore rien vu! 

Avant on se demandait si il fallait travailler pour vivre ou si l'on vivait pour travailler, aujourd'hui : doit on consommer pour vivre ou vivre pour consommer ? Ou, veut-on et peut-on encore séparer le fait de vivre du fait de consommer ? 
 



Où se trouvent les kayaks ?

Il y a une chose que personne ne peut choisir, c'est la société dans laquelle on va naître, et nous sommes donc tous en voyage, que cela nous plaise ou non. De toute façon, notre avis importe peu. 
Nous n'avons que deux possibilités: nous réjouir à l'idée de faire de nouvelles découvertes ou trembler à l'idée de tous nous noyer. Ce qui sert de distinction entre ceux qui sont devant et ceux qui sont derrière, c'est leur degré de mobilité, c'est à dire leur liberté de choisir l'endroit où ils veulent être. Ceux qui sont devant se distinguent notamment de ceux qui sont derrière par le fait que les premiers peuvent abandonner les seconds à leur sort, sans oublier de passer derrière toutes les bouées, ce qui n'est pas réciproque. 
Sous la fine pellicule des symboles, des marques et des services de la ville et des différentes associations lacustres, bouillonne le chaudron de l'inconnu - de ce qui ne nous intéresse pas particulièrement, ce qui sur quoi nous n'avons pas grand chose  dire. 

Unis pour le meilleur et peut être pour le pire


mardi 23 juin 2009

ETUDE DU VIVANT



ULTIMA CHABLAIS



Pourquoi Ultima, parce que il appartient à une région d'exception, au Sud du Léman. Il se tient à la marge d'un monde telle une sentinelle avancée dans l'hémisphère Nord. C'est un exemple rare, quasiment unique, d'un site à l'écart des civilisations où le couple Homme / Nature a perduré pendant des millénaires.



Ces hommes et femmes courageux, ce sont les habitants du Chablais, immortalisés par quelques ethnologues puis archéologues courageux qui sont venus affronter les tempêtes des rives sauvages de l'Océan Lémanicus, déjà connus des Allobroges.

En raison d'un tel patrimoine, de nombreux savants de tous poils sous le signe de la continuité, de l'interdisciplinarité, du partenariat étroit des peuples de la mondialisation, et enfin de l'alliance entre exploration, science et valorisation dans l'étude des terres les plus extrêmes de la planète ont décidé de le protéger, et de le proposer au Patrimoine Mondial de je ne sais plus quoi.

Mais il n'est pas facile d'y débarquer


dimanche 14 juin 2009

Pas de BOL


La Mole du lac en 2009


La crise n'était pas sur le lac Léman, le vent non plus.
Beaucoup de kévlar, carbon et de bière pour faire avancer ces formules "un" d'eau douce aux tristes voiles grises. L'ambiance était tristounette, pour voir passer les premiers de la course à l'effigie de banquiers privés suisses. Peu de spectacle, on voit que le "secret" commence à faire naufrage en quittant le paradis. 


Avec un peu de SOLIDARITE, on peut arranger les choses
encore une fois 



vendredi 12 juin 2009

Retour la maison


Fin d'un beau voyage 

Il faut rentrer, malgré une tempête de ciel bleu qui semble se fixer sur cet archipel lointain. Le dernier ferry, la gueule ouverte absorbera la voiture, et nous permettra de rejoindre le continent, après une dernière escapade par les îles les plus lointaines en mer de Norvège. 




L'île de Rost est plate comme une crèpe, étalée sur six kilomètres. Le dernier vrai repère des pêcheurs de morues. Son altitude maximale est de 11 mètres. Une ambiance particulière qui ne vous laisse pas indifférent. 





Nous croisons de  loin le Hurtigruten, le bateau cotier qui monte vers le nord. Il fonctionne   toute l'année, quelque soit la météo. 


Notre dernière escale sera Bodo, ville située à 14° 23' Est et 67° 17' Nord, avec ses 46 500 habitants. Sa température moyenne annuelle est de 4,6° et la température moyenne de janvier de  - 2,1°.

Cinq heures plus tard, nous serons en France. 

Voici les quelques cartes postales informatiques que j'ai adressées à je ne sais qui. Merci pour tous vos commentaires. Elles traduisent des idées et des impressions ressenties, mais dans tous les cas, personne n'est obligé de me croire. 
 

Merci à la Norvège, 
un pays de découverte intéressant qui ne laisse pas sans émotions. 



AMBIANCES

Atmosphères fragiles d'un instant 

Grâce à cette voie de communication datant de 1490, voulue par un roi de Norvège pour relier toutes ces îles, limiter leur isolement et permettre le commerce de la pêche. C'est en hiver qu'il faudra revenir pour vraiment découvrir la vie rude, authentique et originale des nombreux villages de pêcheurs.


On a cherché les oiseaux, mais en réalité ils sont peu nombreux. Les colonies sont rares, parce que l'été les poissons ne sont pas là, ni les orques. Il reste sur place les mouettes,  cormorans, goélands, huîtriers siffleurs, quelques oies bernaches, et les  aigles pêcheurs à queue blanche. 



Sur le plan botanique, la flore n'est pas vraiment arctique comme on la trouve au Groënland. Le climat est beaucoup moins rude malgré tout, merci au Gulf stream



Aujourd'hui, la vie change ici aussi, la pêche s'est modernisée, automatisée et le nombre de petits bateaux diminue pour laisser la place à des techniques complexes qui limitent l'activité humaine. Le tourisme est la future activité à venir, mais un risque de fragilisation du milieu est important. Cette nature fragile supportera-t-elle  une invasion massive de visiteurs dans années à venir ? 
Mais un risque bien plus grand que "l'Autoroute du Tourisme" menace ces îles. Pour le moment encore caché au fond de  la mer, il s'agit du gaz et du pétrole. Les habitants des Lofoten ont pu protéger leur pêche de l'Europe, mais sauront ils éviter les mânes des pétroliers ? 

Et quoi pour l'après pétrole ? ....


VERS LE  LARGE 



jeudi 11 juin 2009

Petites maisons de pêcheurs


Petites, mais belles

Vue sur le large, avec soleil de minuit plus d'un mois par an. 
Le ciel vous arrosera le toit. La seule chose, ne pas oublier pas de tondre la pelouse  !!!!




une vraie pub pour le chocolat Suisse ........


Le matin au réveil, attention de ne pas passer par dessus bord, car l'eau est fraîche.



Ce n'est pas facile de monter au ciel, mais c'est possible. Le chemin n'est pas indiqué, mais plus on monte, plus la trace est marquée. Il s'agit de faire 500 mètres de dénivelé en une heure,  en prenant le risque d'un changement brutal de météo, c'est l'arctique. 


Réflexions centrées sur la personne

Souffrances  et Espoirs : il faut être optimiste

Il ne faut pas croire que tout est facile dans cette belle région. Quand on regarde les arbres, rapidement, on trouve qu'ils ont de drôle de formes. Un peu "bandezial" sur les bords. Les vents ne leur font pas de cadeaux. 



Depuis longtemps, les habitants de ces régions détiennent en eux les clefs de leur bien - être. Malgré les difficultés de vivre dans cette zone arctique ils ont compris que le travail intérieur peut déboucher sur la libération de son potentiel. 
  


D'inspiration Luthérien, la spiritualité est présente partout depuis très longtemps, cela a permis à chacun d'accéder à la connaissance de soi, et répondre aux questions liées à toute existence humaine: qui suis - je, quel est mon but dans la vie, vers où tendent mes efforts ? 
Tout cela dans une simplicité qui conduit jusqu'à l'austérité. 



Le bout de monde, un village qui ne contient qu'une lettre. Et, qui se prononce "oa". 




Ici trois notions se dégagent : 
- La liberté : celle de se trouver, d'exister, d'être, en dehors de concepts établis, ce qui exclut que l'autre ou plus généralement la communauté , puisse savoir mieux que soi le chemin à emprunter. 
- L 'égalité : il n'existe aucune notion de supériorité. On découvre que ses difficultés ne sont pas discutées, mais au contraire comprises comme le terreau sur lequel on se développe, avec l'idée que l'expérience intérieure est toujours acceptable. La nuit polaire aide à réfléchir. 
- Le sentiment  de fraternité : il va permettre d'expérimenter les liens qui vont unir face aux différentes épreuves de  la vie. 


CURIOSITES


La langue Norvégienne




Pourquoi la télévision nationale de Norvège a un sous titre en Norvègien ?
Eh bien oui, il y a deux langues officielles et un dialecte local (dans le nord). Elles sont d'origine germanique du Nord, de la branche scandinave occidentale avec deux variantes : le baknal (dano - norvégien) et le nynorsk (néo - norvégien). 
exemple : oui : ja , non : nei , merci : takk,  bonjour : hallo, .....
enfin cela donne : jeg forstar ikke , c'est à dire:  je n'ai rien compris, ......
C'est une suite de double croches dans les aigus. 
Alors, il m'a paru plus facile  de m'adresser directement aux autochtones. 
 


La fleur la plus répandue le long des routes du nord de  la Norvège. 



Question : 
Qui traverse la plage à minuit moins le quart pour aller prendre son bain et manger ? 
 


Fermeture de fenêtre arrivant directement de  l'époque viking. Curiosité de forgeron et pour pays de confiance. 



Forgeron devenu artiste pour arrondir sa fin de  mois. Un peu comme le cormoran, oiseau aquatique et  plongeur qui ne supporte pas d'avoir les ailes mouillées.
 

mercredi 10 juin 2009

Les Alpes dans la Mer

AIGUILLES DANS L'OCEAN 

Trois milliards d'années vous contemplent. Les plus vieilles roches de l'Europe surplombent les fjords, depuis leur relèvement après la disparition de la calotte glaciaire. 



Des plages blanches et vides sur la façade nord. 



Et voici MINUIT à 69 degré de latitude Nord. 


Expression artistique du Nordland

INFLUENCES et EXPRESSIONS 

La dureté de la vie est traduite par  l'anxiété ou la positivité des artistes. Mais les époques changent, et une certaine lumière commence à sortir de  l'hiver polaire. 



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Les thèmes majeurs passent de la vie des pêcheurs à celui de la nature



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Le BAKALAO

LA MORUE

La migration hivernale des morues aux Lofoten apporte une richesse inestimable pour ces populations perdues dans l'hiver arctique. Les poissons passent de janvier à mars, pendant la nuit polaire, venant de  la mer de Bahrens. Depuis au moins l'an 900 cette pêche est pratiquée, avec une exportation vers toute l'Europe. 


Les dents de la mer, diront certains, d'autres diront que cela sent le poisson. Ici les immenses étalages de séchage de morue pour les habitants des Lofoten "smell money" . C'est une façon de  voir. 
Le climat est idéal pour sécher les poissons: du vent, de la pluie et un peu de soleil, et aussi beaucoup d'expérience, pour faire 16 catégories de morue pour l'exportation. 
Après huit jours de marinade, gastronomiquement on dégustera le Bakalao ou tork fish. 



Donc trois mois de travail intense pour tout le monde. L'activité est intense à la ligne ou aux filets, il faut partir six jours sur sept pour en ramasser le maximum de mi janvier à mi mars, car les poissons repartent vers le nord. Mais il faut aussi respecter les quotas, que la police des pêches impose. Car si l'on veut encore en vivre, il faut un peu de respect. Les villages des Lofoten ont voté à 98 % contre l'adhésion à la CEE, ce n'est pas pour rien. 



Du poison séché à l'huile de foie de morue, une industrie s'est développée, et est devenue de plus en plus technique. Il y a 15 ans, il y avait 30 bateaux, par villages qui partaient, aujourd'hui c'est 3 à 4 seulement. 

Morues jusqu'à aujourd'hui, demain  touristes, peut être ...


En direction du Cercle Polaire

TOUT au SUD 

Toujours vers le sud, toujours des îles et plus en plus de montagnes. Les habitants deviennent de plus des pêcheurs. En apparence peu d'activités tournées vers la mer. Mais à cette saison,  les poissons ne sont pas plus là, et les touristes pas encore arrivés. 



L'ambiance des restaurants traduit bien l'ambiance du début du siècle, où devait fourmiller pêcheurs, marins et marchands de toutes sortes. 



Les maisons de pêcheurs  (les rorbus) sont reconstruites ou rénovées  pour loger les touristes à la belle saison, de fin juin à la mi août. Quelques rayons de soleil tard dans la nuit. Une haute pression vient d'arriver du nord. Il ne fait pas chaud, mais le ciel est de plus en plus bleu. 



L'océan arctique contient de drôles d'individus, qu'il faut découvrir. 


mardi 2 juin 2009

Froid, moi jamais.

Le  RÊVE    ARCTIQUE

Pour tous les amis restés dans le  CHABLAIS 






MAGIC  ICE   DREAM   
SVOLDER 


Le record de basse température durant notre voyage. 
Voilà à quoi servent les anciennes usines de surgelé. 


VERS LES LOFOTEN


Les Montagnes grandissent

Plus nous partons vers le sud, plus les montagnes se couvrent de neige. Nous quittons les îles Vesteralen en prenant notre troisième bac. La traversée ne dure que 25 minutes. Un peu de houle au milieu et probablement des courants assez forts, car le bateau doit zigzaguer pour aller sur la cote opposée. 


Les norvégiens sont des gens calmes et efficaces, qui profitent du modernisme pour améliorer leur mode de vie, sans excès en apparence. Vous pouvez traverser la route sans courir, ni prendre le risque d'être écrasé. Partout un accueil très sympa, avec un anglais très correct. Ils sont toujours prêts avoir à vous aider. 


La campagne à la mer, de nombreuses fermes longent les berges des fjords. Une culture intensive de céréales occupe chaque terre agricole. Contraste de couleurs dès les premiers rayons de soleil. De nombreuses colonies de mouettes sont au bord de la route dans les lagunes. Une grande diversité de plantes occupe tous les niveaux d'altitude: de la mer à la haute montagne vue la latitude. 



Pays rustique, traditionnel et aussi hyper moderne voir excessif. On trouve un contraste constant à tous les niveaux :  de la nature et de ses habitants. La région des Lofoten représente 80 % de la production de la pêche (morue et hareng) de la Norvège. 


lundi 1 juin 2009

FACE AU LARGE

Coup de vent 

du nord. Cela n'est pas une rareté  dans ce pays. Mais la température est passée de 16 degrés à 6 avec un effet vent de moins quelque chose. La mer est couverte d'écume et pas de bateaux dehors. Dommage, nous avions projeté d'aller voir les  Sperm Whales  (cachalots) au large de Stö. 



Curieusement cette presqu'île qui est relativement peuplée, se tourne aussi bien vers l'élevage / agriculture que la pêche. La vie ne doit pas y être toujours facile, et il faut conserver la polyvalence. Le tourisme est peu développé. Quelques vieilles stations de pêche commencent  à être rénovées. Aujourd'hui nous avons seulement croisés quelques camping cars. 



De magnifiques plages, avec de petites criques bien abritées sont fréquentées par de multiples oiseaux marins. Les routes qui longent la cote sont bordées de piquets à neige. Il doit y avoir de rudes moments l'hiver. Nous passons de paysages de toundra en bord de mer, à des zones plus protégées boisées de bouleaux tortueux et de résineux, puis des zones à caractères alpins, avec des aiguilles rocheuses imposantes, mais hélas dans les nuages. 



Pour finir, je vous laisse avec les info locales, et sa célèbre speakering qui va vous parler de l'actualité:

" LE   VESTERALEN   JOURNAL "